♻️ MaPrimeRénov’ a remplacé le crédit d’impôt transition énergétique (CITE)
🏚️ Le dispositif Denormandie est une réduction d’impôt pour la rénovation de logements anciens
🧾 Le déficit foncier permet de déduire les charges de ses revenus fonciers, et son plafond double pour les dépenses liées à une rénovation énergétique
🏗️ Certaines communes proposent une exonération de 50 à 100 % de la taxe foncière pendant 3 ans après des travaux de rénovation énergétique.
Le service de déclaration en ligne ouvre le 10 avril 2025 et reste ouvert jusqu’aux dates suivantes :
Pour les départements 01 à 19 (zone 1) et non résidents : le 22 mai 2025 à 23h59
Pour les départements 20 à 54 (zone 2) : le 28 mai 2025 à 23h59
Pour les départements 55 à 976 (zone 3) : le 5 juin 2025 à 23h59
La déclaration en ligne est obligatoire depuis 2019. Pour les foyers n’étant pas équipés d’internet ou pas en mesure de faire la déclaration en ligne, la date limite de dépôt des déclarations papier est fixée au 20 mai 2025 à 23h59, le cachet de la Poste faisant foi.
Auparavant, le crédit d’impôt transition énergétique (CITE) permettait de déduire de votre impôt sur le revenu une partie des dépenses engagées pour des travaux d’amélioration de l’efficacité énergétique de votre logement.
Ce dispositif a été définitivement supprimé au 1er janvier 2021. C’est désormais MaPrimeRénov’ qui l’a remplacé.
En 2025, cette aide publique, accessible à tous les propriétaires et copropriétés de logements construites depuis au moins 15 ans, contribue à financer des travaux qui améliorent la performance énergétique du logement, soit via des monogestes, soit via une rénovation d’ampleur.
🔎 Comment en bénéficier en 2025 ?
L’aide est versée directement aux propriétaires une fois les travaux réalisés.
Le dispositif Denormandie est une réduction d’impôt destinée aux propriétaires qui rénovent des logements anciens pour les mettre en location. Initialement limité dans le temps, il a été prolongé jusque fin 2027.
Pour bénéficier du Denormandie, le logement doit :
avoir été acheté entre le 1er janvier 2019 et le 31 décembre 2027
être situé :
dans une commune du programme Action Cœur de Ville, ou
dans une commune signataire d’une convention de revitalisation de territoire, ou
dans une zone où le besoin de rénovation du parc immobilier est jugé important
Le bien doit être un logement ancien nécessitant des travaux, ou un local transformé en habitation.
Le propriétaire doit s’engager à louer le logement :
non meublé,
en tant que résidence principale,
pendant 6, 9 ou 12 ans,
à un loyer respectant des plafonds nationaux dépendant de la zone géographique.
Le locataire doit également respecter des plafonds de ressources et ne peut pas faire partie du foyer fiscal du propriétaire.
Les travaux doivent représenter au moins 25 % du coût total du projet et peuvent concerner :
une amélioration de la performance énergétique (gain d’au moins 20 à 30 % selon le type de logement)
au minimum deux catégories de travaux parmi :
isolation des murs ou de la toiture
remplacement de la chaudière
changement du système de production d’eau chaude
isolation des fenêtres
la création d’une surface nouvelle (ex : balcon, garage) peut également entrer dans le dispositif
Les travaux doivent être achevés dans les deux ans suivant l’achat du bien.
En 2025, l’avantage fiscal du dispositif Denormandie dépend du prix de revient du logement, c’est-à-dire :
le prix d’achat du bien
le montant des travaux de rénovation
La réduction d’impôt varie ensuite selon la durée d’engagement locatif :
6 ans de location → réduction de 12 % du coût total
9 ans de location → réduction de 18 %
12 ans de location → réduction de 21 %
Cet avantage fiscal est réparti sur l’ensemble de la période de location.
L’investissement pris en compte pour le calcul est plafonné à 300 000 €.
🔎 Comment en bénéficier en 2025 ?
Il faut déclarer votre investissement locatif au moment de votre déclaration annuelle de revenus en ligne, en cochant la case « investissements locatifs », dans la rubrique « charges ». Il faudra également joindre une copie du bail, l’avis d’imposition du locataire et un récapitulatif des travaux réalisés et de leur montant.
Si vous louez un logement non meublé et que vous êtes imposé au régime réel, vous pouvez déduire vos charges de vos revenus fonciers.
Lorsque ces charges dépassent vos revenus locatifs, cela crée un déficit foncier, qui peut alors être imputé sur votre revenu global (salaires, retraites, etc.).
Ce mécanisme permet de réduire directement votre impôt sur le revenu.
En règle générale, le déficit foncier imputable sur le revenu global est limité à 10 700 € par an.
Cependant, une mesure exceptionnelle permet de doubler ce plafond pour les travaux de rénovation énergétique, le portant à 21 400 €, et ce jusqu’en 2025.
Pour profiter de ce plafond majoré :
le logement doit être classé E, F ou G avant les travaux (passoire thermique)
les travaux doivent permettre d’atteindre une classe A, B, C ou D
les dépenses doivent être éligibles au déficit foncier et effectuées dans le cadre du régime réel
Ce dispositif encourage ainsi la réhabilitation énergétique des logements les plus énergivores.
Pour profiter du plafond exceptionnel du déficit foncier augmenté à 21 400 €, plusieurs conditions doivent être réunies :
un devis daté à partir du 5 novembre 2022
des dépenses payées entre le 1er janvier 2023 et le 31 décembre 2025
un engagement de mise en location d’au moins 3 ans, à partir de l’année où le déficit est imputé
réalisation d’un DPE avant et après travaux, afin de prouver le changement de classe énergétique
des travaux effectués par des entreprises RGE (Reconnues Garantes de l’Environnement)
🔎 Comment déclarer le déficit foncier en 2025 ?
Le calcul est fait automatiquement lors de la déclaration de revenus :
Vous complétez la déclaration 2042 (case 4BE).
Si vous relevez du régime réel (et non du micro-foncier), vous devez également remplir la déclaration 2044 dédiée aux revenus fonciers.
🏡 Rénovation énergétique et taxe foncière : quels avantages en 2025 ?
La rénovation énergétique peut aussi permettre une réduction temporaire de la taxe foncière, selon les décisions de certaines communes.
Tout propriétaire d’un logement au 1er janvier 2025 : résidence principale, secondaire, logement mis en location ou local professionnel.
base : valeur locative cadastrale
abattement automatique de 50 %
puis application du taux voté par la collectivité locale
en 2025, revalorisation nationale de 1,7 % liée à l’inflation
🟩 Exonération de taxe foncière pour rénovation énergétique
Certaines communes peuvent accorder une exonération de 50 % à 100 % pendant 3 ans pour les logements répondant aux conditions suivantes :
logement achevé depuis plus de 10 ans (nouvelle règle depuis 2025)
montant des travaux :
minimum 10 000 € TTC sur 1 an (hors main-d’œuvre et aides), ou
15 000 € TTC sur 3 ans
travaux éligibles : isolation, pompe à chaleur, chauffage ou eau chaude renouvelables, VMC double flux, fenêtres performantes, audit énergétique, etc.
Cette exonération peut se cumuler avec d’autres aides comme MaPrimeRénov’, la prime CEE, Effy ou l’éco-PTZ.
Le propriétaire doit transmettre une demande au centre des impôts avant le 1er janvier, accompagnée :
des factures
de la liste des travaux réalisés
des informations sur le logement concerné
En 2025, environ 500 communes ont choisi de mettre en place cette exonération parmi les 36 000 communes françaises.
L’éligibilité dépend donc uniquement de votre territoire.
Certaines communes proposent une exonération partielle ou totale de la taxe foncière pour les propriétaires qui réalisent des travaux améliorant la performance énergétique de leur logement. Ce dispositif est optionnel et dépend des décisions de chaque collectivité locale.
Cette exonération s’adresse aux propriétaires occupants ou bailleurs qui effectuent des travaux destinés à réduire la consommation d’énergie de leur logement.
Seuls les logements achevés avant le 1er janvier 1989 peuvent en bénéficier.
Les dépenses doivent concerner des équipements ou travaux favorisant les économies d’énergie, tels que :
isolation thermique (murs, toiture, planchers, fenêtres…)
pompes à chaleur ou équipements fonctionnant aux énergies renouvelables
raccordement à un réseau alimenté par des énergies renouvelables
systèmes de récupération d’eau de pluie
dispositifs de régulation du chauffage ou de production d’eau chaude
Pour ouvrir droit à l’exonération, le total des dépenses doit dépasser :
10 000 € sur l’année précédant la demande,
ou
15 000 € sur les trois années précédentes.
Selon la commune, l’exonération peut être de 50 % ou 100 %.
L’allègement de taxe foncière peut être accordé pour une période de 5 ans, à partir de l’année suivant le paiement des travaux.
Il n’est pas renouvelable avant un délai de 10 ans.
Le propriétaire doit déposer une déclaration auprès du service des impôts auquel est rattaché le logement, avant le 1er janvier de la première année d’application souhaitée.
Il faut fournir :
l’adresse et l’identification du bien
l’année d’achèvement du logement
les factures détaillant la nature et le montant des travaux réalisés
En France métropolitaine, les travaux d’isolation réalisés dans un logement peuvent bénéficier d’une TVA réduite à 5,5 %.
Ce taux s’applique aux travaux visant à améliorer la performance énergétique : isolation des combles, des rampants, des murs, des planchers, des garages ou des sous-sols.
Pour les travaux d’amélioration, d’aménagement ou d’entretien ne relevant pas directement de la performance énergétique, la TVA est généralement appliquée au taux intermédiaire de 10 %, dès lors que le logement a plus de deux ans.
Ce taux réduit s’adresse à :
propriétaires occupants ou bailleurs
locataires et occupants à titre gratuit
syndics de copropriété
SCI
agences immobilières agissant au nom du propriétaire pour un logement destiné à la location
Le logement doit être achevé depuis plus de deux ans, qu’il s’agisse :
d’une maison individuelle
d’un appartement en immeuble collectif
d’une dépendance rattachée au logement
d’une habitation légère soumise à la taxe d’habitation
d’un logement de fonction ou d’un établissement d’hébergement collectif
Résidence principale ou secondaire : les deux sont acceptées.
La TVA à 5,5 % s’applique aux travaux d’efficacité énergétique, notamment :
isolation thermique (combles, murs, rampants, planchers, garages…)
pompes à chaleur
chaudières à condensation
systèmes utilisant les énergies renouvelables
toute installation respectant les critères de performance définis par la réglementation
Les travaux indispensables à la réalisation du chantier principal (dépose, évacuation, préparation) peuvent également être facturés au taux réduit s’ils sont liés à l’amélioration énergétique.
La TVA réduite est appliquée directement par l’entreprise réalisant les travaux.
Pour les travaux dépassant 300 €, le client doit fournir une attestation confirmant l’âge du logement et la nature des travaux.
Deux formulaires officiels existent :
Cerfa n°13947*04 pour les travaux de gros œuvre
Cerfa n°13948*04 pour les travaux d’entretien et de réparation
L’entreprise doit conserver cette attestation pendant 5 ans.